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![]() RÉSUMÉ DU LIVRE Léo et Camille sont jumeaux. Ils viennent d'une famille aisée, et vivent dans le luxe. Leur vie : nourrir l'ambiguïté. Enfants, on se demande qui est le garçon et qui est la fille. Adultes, on se demande quel genre de couple ils forment. Puis, Raphaël les rencontre. Il a neuf ans, ils en ont six. Le temps passe, ils grandissent, et Raphaël devient le scribe de leur vie romanesque. Il introduit une quatrième personne, Anne, et l'affaire tourne au drame. ![]()
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![]() LA CRITIQUE EVENE LA NOTE EVENE : ![]() Fusion - Confusion. Trois vies, et que de tourments ! Raphaël était né pour eux et eux n'attendaient que lui. Léo et Camille, les jumeaux inséparables, en osmose toujours, deux corps, deux âmes unies depuis les premiers jours, comme protégés du monde par une membrane si fragile que seul Raphaël pourra la traverser. Histoires d'enfance en rafale, cascades d'émotions improbables livrées sans pudeur par l'auteur. Ce roman plus que bouleversant nous emmène loin de nous-mêmes, nous fait entrer dans un petit village tranquille et une vie insignifiante jusqu'au jour où... Léo et Camille font leur apparition. Pierrette Fleutiaux maîtrise, inquiète pourtant nous dit-elle souvent, sa plume, son scénario et ses personnages. Ballottés dans cette histoire, volontairement déconstruite, qui va et vient, qui avance et recule, nous sommes piégés dans l'esprit en souffrance du narrateur, et tournons comme lui en rond entre ses souvenirs, son passé, son présent, ses erreurs et ses tristesses pour tenter d'en trouver l'issue, la fin. Dans ce sublime roman en étoile que l'on découvre ici, les interlocuteurs se suivent et ne se connaissent pas (un ami, un psy, une famille recomposée, un juge, une Mémé, des logeurs, une mystérieuse écrivaine...) et participent à la richesse d'un ensemble qui a pour centre Raphaël. Notre Raphaël, le seul et l'unique, celui qui a su attendre (et atteindre) Léo et Camille. Les amants sont peut-être imparfaits mais ces pages, elles, ne le sont pas. Christelle Heurtault ![]() L'AVIS DES LECTEURS > Avis de cecilialit ![]() ![]() ![]() ![]() Dès la première page, on sent la voix d'un écrivain authentique. L'histoire est serrée autour de ces trois personnages avec acuité. On ne sait plus très bien d'ailleurs, au bout d'une centaine de page s'ils sont trois, s'ils sont 2+1, ou s'ils forment un tout étrange et effrayant. Les thèmes de la sexualité infantile, du double, de la gemelité mais aussi de la subjectivité sont traités entre autres avec une grande finesse. L'écriture est tendue, très belle, de la première à la dernière page. Voici pour l'instant mon gros coup de coeur de cette rentrée. > Avis de rymm ![]() Je suis tombée par hasard sur ce livre en lisant la newsletter d'evene, et ma curiosité m'a poussé à en lire le résumé, puis les extraits... et c'est là que j'ai été surprise. Il y a quelques mois, j'ai regardé un film franco-américain "Innocents ; the Dreamers", qui met (curieusement) en scène, à la fin des années 60, deux (faux) jumeaux -(le garçon s'appelait bien Léo)- issus d'une famille bourgeoise, et dépeint leur vie quotidienne pendant les fameux mouvements estudiantins de mai 68. C'est alors qu'ils rencontrent un jeune américain, venu faire ses études à Paris... et ils ne se quittent plus. Ils vont jusqu'à partager leur bain ensemble, et maintes fois, le réalisateur revient sur la relation fusionnelle existant entre les jumeaux (ils dorment ensemble, qui plus est, nus...), et ce jeune américain devient en quelque sorte le narrateur de leur histoire, témoin de leur amour inconditionnel et puéril... car si l'on suit bien, on se rend compte que ces jeunes n'ont aucune envie de grandir, et qu'ils se réfugient dans leur passé, en allant jusqu'à refuser que l'un ou l'autre fasse sa vie avec une tierce personne. Or, d'après ce que j'ai lu, ce livre a été publié pour la 1ère fois en 2005... D'où mon étonnement : l'auteur s'est-il (largement) inspiré de ce film ??!! Le but de ma critique n'est pas de porter préjudice à l'écrivain, mais je souhaiterais tout de même être éclairée là-dessus. Donner votre avis sur le livre "Les amants
imparfaits"![]() LA REVUE DE PRESSE
Tous les avis de la presse sur le livre "Les amants
imparfaits"![]() LES CITATIONS « La petite honte de l’enfance brûle toujours, à côté de la grande conflagration des hontes ultérieures. » [ Pierrette Fleutiaux ] - Extrait de Les amants imparfaits « Le salaire de l’école, ça vient plus tard, le salaire de l’école, ce sera un salaire justement ! » [ Pierrette Fleutiaux ] - Extrait de Les amants imparfaits « Parler c’est fatigant et ça complique tout, l’essentiel est de pouvoir marcher côté à côte dans les rues ou rêvasser ensemble en haut d’une grange. » [ Pierrette Fleutiaux ] - Extrait de Les amants imparfaits « Aimer quelqu’un, est-ce être capable de le voir nu quels que soient les oripeaux extérieurs ? Etre de son côté, tout simplement ? » [ Pierrette Fleutiaux ] - Extrait de Les amants imparfaits « On n’en revient pas de ce qui se passe dans le monde des adultes, finie l’indulgence attendrie, au casse-pipe il faut aller, et tout seuls, c’est comme ça que se fait le tri ! » [ Pierrette Fleutiaux ] - Extrait de Les amants imparfaits Les 5 citations de "Les amants imparfaits" dans
Citations du Monde![]() MORCEAUX CHOISIS La première phrase : “Nous ne parlerons pas de nos parents”, ont-ils dit. Ensemble. A moins que ce soit Camille qui l’ait dit à Léo, ou encore Léo à Camille. La plus belle phrase : Il y avait aussi ce rire que n'avait jamais eu aucun professeur, qui faisait jaillir les petites sources de joie, elle a marché sur mes étendues arides, Natache je-ne-sais-comment, avec son rire comme baguette de coudrier. La plus belle phrase : Et peut-être que Madame Desfontaines aussi avait envie de m'embrasser, il y avait dans l'air comme des caresses étranglées, des fantômes de bras tendus, des baisers errants qui n'osaient se poser. ![]() LES EXTRAITS de "Les amants imparfaits" A cause de cette phrase laissée en suspens, je n'ai rien dit à Paul de la rapide étreinte avec Elodie. "Des fois, je me demande, Raf..." Que se demandait-il ? Si j'étais amoureux de Léo ? Je n'avais pas de réponse à cette question, ne me la posais pas d'ailleurs, mais si Paul avait voulu vérifier ce qu'il en était, je me sentais autorisé à lui infliger une petite punition. Je ne lui ai donc rien dit de ce que j'avais fait avec Elodie pendant qu'il se cassait la figure à vélo et il ne m'en a rien dit non plus, ainsi en allait-il entre nous, et comme elle était toujours sa petite amie et qu'il continuait à la voir, chez lui maintenant puisque ses parents avaient décidé de fermer les yeux, il n'y avait pas de raison de revenir là-dessus. - Page : 110 - Editeur : Actes Sud Et voilà comment cela se passait, j'en suis sûr, maintenant que j'y ai tant réfléchi, et croyez-moi ce n'est pas facile de retrouver ces instants perdus dans les brumes filandreuses de l'enfance, de les tirer hors de là et ils résistent et je m'arc-boute, et même enfin détachés ils ne vous donnent aucune certitude, ils chatoient et miroitent puis retombent ternes et sans vie, puis se retournent encore, muant sans cesse et, à la fin, on ne sait plus au juste ce qu'ils étaient, ces instants entre Léo et Camille et moi. - Page : 94 - Editeur : Actes Sud Oh, qu'ils m'ont fait courir, Léo et Camille (...) Courir derrière Léo et Camille était une entreprise insensée, mais c'était ce qui m'était arrivé de plus beau, de plus excitant, de plus enivrant dans ma petite vie (...) il y avait cet ailleurs de Léo et Camille, qui me faisait signe comme une galaxie brillante au fond du ciel ténébreux (...) J'ai fini par cesser de courir derrière mes deux farfadets, je commençais à bien les connaître, il suffisait de s'asseoir tranquillement sur le talus, pour continuer sur cette idée de promenade, de s'asseoir en mâchouillant une herbe et en sifflotant à part soi. Il suffisait d'attendre pour les voir rappliquer sans tarder, intrigués par une présence que je leur avais laissé le temps de flairer. Surtout ne faire semblant de rien, les laisser venir, car ils venaient toujours... Les cris et hurlements, ils ne les entendaient que s'ils le voulaient bien, mais les fines vibrations de l'âme, ah oui, ils les percevaient toujours. - Page : 162 - Editeur : Actes Sud ![]() ![]()
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