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Le voyage des dames
Au premier regard, c'est une drôle d'aventure que
cet Expédition. Trois femmes partent pour Elle sur
l'île de Pâques. Pas pour le plaisir volage du tourisme, ni
le désir de rencontres. Mais pour y trouver le mystère du
monde. Rien de moins. Une fois sur place, la réalité les
submerge et le pauvre garçon qu'elles ont embarqué avec
elles, comme homme à tout faire, n'y peut rien. Trop soudainement
confrontées à un cadre immense, à un lieu mythique,
aux dieux qui hantent encore cette terre chargée de mystères...
Tout fout le camp sous leurs yeux, sous leurs pas, sous leurs doigts :
les appareils tombent en panne, les curs chavirent, les idées
se brouillent.
Et dans le même temps, ces personnages que Pierrette Fleutiaux campe
d'abord à gros traits, s'affinent, se précisent, s'humanisent.
Deviennent des silhouettes à la fois dérisoires et graves,
ridicules et sensibles qui mènent des combats perdus d'avance,
courent après des idéaux très flous, s'entravent
et chutent. Elles sont à l'image de l'humanité. Voilà
qui donne une grande ambition au roman, une grande envergure. Qui peut
dérouter. Qui mérite quelques explications. L'occasion d'une
rencontre.
" Le livre vous paraît déroutant? Mais c'est l'île
elle même qui déroute, elle n'est sur aucune voie maritime.
Pour moi, tout est parti d'un voyage que j'ai fait là bas sur un
coup de tête, voici deux ans. De cette rencontre. J'ai découvert
un lieu totalement à l'écart, c'est tellement vrai que pendant
longtemps les populations qui vivaient là étaient persuadées
d'être uniques au monde. Un lieu étrange, mythique, idéal
en somme pour se poser les questions de base, la vie, l'amour, la mort.
Et de quoi la littérature est elle faite sinon de ça? ".
" Un autre facteur déterminant aura été
la lecture des récits de voyage de Lapérouse. J'ai ressenti
une sympathie immédiate pour son écriture. Dès que
je l'ai lu, j'ai trouvé mon bateau, ma voie, mon intrigue. Je me
suis embarqué dans ce roman avec ce plaisir supplémentaire
de jouer avec le style du XVIIIème. A quoi est encore venu s'ajouter
toute une série d'hommages à d'autres auteurs, Heyerdahl,
l'homme du Kon Toki, qui s'est beaucoup intéressé à
l'île de Pâques, Bougainville... La présence d'une
équipe de c,n::ïn. dans le roman, présence important
ortarate, puisque cette é sert de
persuadées d'être uniques au monde. Un lieu étrange,
mythique, idéal en somme pour se poser les questions de base, la
vie, l'amour, la mort. Et de quoi la littérature est elle faite
sinon de ça? ".
" Un autre facteur déterminant aura été la lecture
des récits de voyage de Lapérouse. J'ai ressenti une sympathie
immédiate pour son écriture. Dès que je l'ai lu,
j'ai trouvé mon bateau, ma voie, mon intrigue. Je me suis embarqué
dans ce roman avec ce plaisir supplémentaire de jouer avec le style
du XVIII°. A quoi est encore venu s'ajouter toute une série
d'hommages à d'autres auteurs, Heyerdahl, l'homme du Kon Toki,
qui s'est beaucoup intéressé à l'île de Pâques,
Bougainville... La présence d'une équipe de c,n::ïn.
dans le roman, présence important ortarate, puisque cette é
sert de déclencheur dans on histoire. Vient aussi de là,
de ces longs voyages qui se faisaient toujours à deux bateaux.
Je voulais que les trois femmes évoulent par rapport à une
autre équipe, sous un autre regard.
Daniel Martin
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